Archives de Tag: Bastin

Bouwmeester, la question

Notre bouwmeester  régional doit se sentir bien seul à la veille de fin de mandat: la Flandre libérale, pionnière, se passe désormais de cette fonction et la Wallonie audacieuse et volontaire n’en a toujours pas.

Le fier Wallon ne supporte sans doute pas d’être mis au pas…par un de ses pairs

Quels lendemains pour Bruxelles?

Dans l’article de la Libre de ce samedi 13 septembre, l’amertume pointe dans les propos d’Olivier Bastin

Guy Duplat extrait de La Libre 13 09 2014

Guy Duplat extrait de La Libre 13 09 2014

Il y a de quoi: deux projets emblématiques échappent a tout contrôle, projets évoqués ici même: le rond point Schuman et le bâtiment Citroën, nouvellement promu « ambassadeur » de la culture contemporaine à Bruxelles, nonobstant tout autre projet et malgré l’inadéquation originelle du lieu, sauf à y entreprendre de coûteux travaux d’assainissement et d’aménagement. La question du « projet culturel » est entièrement ouverte: contenu, direction, publics, collections…

L’emplacement est certes prestigieux, mais est-il pour autant judicieux? La décision semble plus politique que liée au développement d’une réflexion urbanistique et muséale acérée.

Pour alimenter et documenter le débat autour du bouwmeester et de son influence, voir aussi l’exposition « bMa » consacrée à celui-ci 29, rue Ravenstein 1000 Bruxelles (anciennement FORTIS)

vue générale de l'exposition mBa © delirurbain 2014

vue générale de l’exposition bMa © delirurbain 2014

vue d'ensemble exposition bMa © delirurbain 2014

vue d’ensemble exposition bMa © delirurbain 2014

accueil de la salle des coffres , Jules Wabbes 1971© delirurbain 2014

accueil de la salle des coffres , Jules Wabbes 1971© delirurbain 2014

Une fois sur place, vous pouvez aussi (re)découvrir in situ le travail de Jules Wabbes qui aménagea  le hall et la salle des coffres dans les années 1971, 1972, salle des coffres qui devrait être conservée mais, dès les travaux commencés, ne sera plus visible. Seuls les heureux détenteurs d’un coffre y auront encore accès…à la réouverture

projet rue Ravenstein - capture d'écran

projet rue Ravenstein – capture d’écran

Et pour en finir avec cette visite, un aperçu du bâtiment (bureau Baumschlager Eberle) appelé à remplacer  l’actuel siège de BNP Paribas ( architecte Van Kuyck 1971±) autour de la fameuse salle des coffres….

l'immeuble actuel de l'architecte Van Kuyck © delirurbain 2014

l’immeuble actuel de l’architecte Van Kuyck © delirurbain 2014

 

PS: l’article complet de la Libre sur le « Bouwmeester » (sic)  démissionnaire

délirurbain – 14 09 2014

la libre 13 09 2014

Olivier Bastin par Guy Duplat – La Libre – 13 09 2014 ©

sur le même sujet, l’article du Soir

…depuis, d’autres articles sont parus dont je vous laisse trouver les références

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Classé dans Urbanisme

musée n’innover[a], de porte à porte…

L’année du bal des musées ne fait que débuter, la partition fera date, telle la parabole de la pêche miraculeuse…Les musées s’éclatent.

Soyons sérieux, revenons à l’actualité. XDGA,*  à l’initiative de la SLRB**  (suite à un concours? ) esquisse, porte de Ninove, dans un schéma d’ensemble plus vaste, un nouveau musée souterrain (d’art moderne et/ou contemporain?) avec vue sur le canal (voir les nombreux échos dans la presse, l’étude de l’ARAU***, etc…)

Je ne veux pas aborder ici le bien fondé de cette implantation, la question du contenu, du pouvoir de tutelle, du financement, du financement ultérieur du fonctionnement, du statut du personnel ou de toute autre question plus ésotérique, je veux signaler trois points qui sous certains angles me semblent particulièrement intéressants:

première surprise:  à Bruxelles, les Musées d’art moderne sont et restent underground: ce nouveau musée serait en grande partie souterrain,

deuxième point surprenant: la superficie

La superficie annoncée de ce nouveau musée serait de 5.000 m2: la surface d’exposition? avec ou sans les réserves? les services techniques? (op. cit.:  Le musée d’art moderne imaginé à la porte de Ninove – Vanessa Lhuillier – p 28 – Le Soir- 3 janvier 2014)

Ces 5.000 m2 sont à comparer avec la superficie du défunt musée d’art moderne de la place du Musée .

Celui-ci développait une superficie totale de 15.000m2 (réserves et locaux techniques compris) dont  approximativement 12.000m2 de surfaces d’exposition, sans compter les 2400 m2 de l’hôtel Altenloh dont 1320m2 dédiés aux seules expositions temporaires
(cf. brochure / p 54 :  » musée royaux des Beaux-Arts de Belgique –  Travaux d’aménagement et de construction: 1977-1984 – Éditeur : Ministère des Travaux Publics – régie des bâtiments – 9/1984 )

troisième point: ironie du sort, plaisanterie au goût douteux ou provocation inconsciente, ce nouveau musée jouxtant le canal, en sous sol, est aussi très proche de la dérivation de la Senne qui se déverse dans ce même canal, en cas de crue excessive. Le canal fait alors fonction de bassin d’orage (voir carte: op. cit. Le journal de la Senne – 4 mai 2004)

déversoir

porte de Ninove, le déversoir de crue de la Senne dans le canal

Le manque de  visibilité de l’eau à Bruxelles, est vécue comme un traumatisme par certains urbanistes. Il ne sera peut-être pas besoin de baguette magique pour la faire entrer au Musée. L’eau est décidément une amie de nos musées, plus assidue que la Régie des bâtiments.

Je ne peux que déplorer le détournement du bâtiment de Roger Bastin dont les qualités intrinsèques sont obstinément dénigrées par son directeur qui choisit de les occulter plutôt que de les mettre en exergue,  aux fins d’y installer un spécieux musée fin de siècle.

Comme pour la célèbre « bâche » de Michel Draguet, qui ne relève pas de l’urbanisme ou de l’architecture, le détournement de lieu ne tient pas du surréalisme mais de la pratique obsessionnelle.

La culture quelle qu’elle soit, mérite d’autres débats, les musées Royaux de Bruxelles en particulier.

*XDGA – architecte, Bruxelles – a  participé  à de nombreux concours dont celui de l’aménagement de la rue de la Loi/quartier européen
**SLRB – Société du Logement de la Région de Bruxelles-Capitale
***ARAU – Atelier de Recherche et d’Action Urbaine

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Classé dans Musées, Urbanisme

Sagittaire

s’agiter, signe de temps divers

Le Musée d’art souterrain dédié à un musée fin de siècle émerge-t-il enfin?
Comme aiment le dire nombre d’architectes en parlant de leurs interventions en milieu urbain  « requalifions, requalifions…. ». S’agissant ici de l’œuvre de Roger Bastin, le terme semble saugrenu.
La fin d’année est l’occasion de multiples bilans.
Les cieux d’hivers suggèrent une lecture plus critique du patrimoine: lumière différente, ciels gris, froid incisif, feuillage disparu, le regard est disponible, l’objet nu.
C’est le moment rêvé pour faire un peu d’analyse d’image, bien au chaud. L’actualité muséale est discrète, de report en fermeture, c’est l’occasion de vérifier la pertinence du propos, comme la bien discrète intervention de Winston Spriet (architecte ou muséographe)  sous la pièce d’eau, aux niveaux -7 et -8, le bleu n’étant pas de lui)

évolution d’un projet architectural

    Ne médisons pas. Le directeur du Musée des Beaux arts de Bruxelles a fait un effort considérable cet automne au risque de déstabiliser ses collaborateurs/conservateurs: il a complètement rénové et aménagé un entre-deux: ce qui n’était qu’un couloir poussiéreux séparant « Rubens » du « Moderne » * est devenu un temple à la mesure de la démesure  de l’artiste Jan Fabre:  JAN FABRE. CHAPTERS I-XVIII. WAXES & BRONZES

    Ne pouvant photographier cette intervention, quoi de plus probant que l’interdiction comme illustration

JAN FABRE. CHAPTERS I-XVIII. WAXES & BRONZES
©delirurbain

*1er étage du patio où est reléguée une partie de l’accrochage « choix des conservateurs »

     Un des grands moments architecturaux de cette décennie débutante (et toussotante) est aussi la forte présence de Calatrava dit aussi Patatras en écho à la Grèce dont il n’est pas. L’Acropole leur suffit. Les montois espèrent ne pas devoir un jour céder leur nouveau bonheur pour apurer leur dette souveraine.

    Mais là encore une lecture des images s’avère intéressante

mons - gare

gare ferroviaire de Mons – vue plus ou moins actuelle du site

    Ce chancre requalifié devient idyllique, le ciel bleu maîtrisé à la perfection par le designer, les nuages varient au gré des perspectives, nimbant d’une aura céleste ce lieu mythique, la blancheur des matériaux, vierge de tout graphe, irradie Mons et ses dragons.Mons
Les Guillemins n’ont qu’à bien se tenir, eux qui déjà prennent de l’embonpoint et subissent l’empreinte du temps

LIEGE GUILLEMIN

    Les photos sont trompeuses, un peu de soleil, un peu de ciel bleu, quelques retouches vendent un projet plus que les chiffres et la réalité des courants d’air. Les exemples sont légion, et ne prouvent rien.
Un détail peut tuer, mais reste probablement un détail.
Une vue aérienne sera toujours une fiction pour l’usager et probablement un leurre pour le commanditaire.

Mons je m’égare, Liège a son MAMAC, à Bruxelles toujours pas de musée d’art moderne, même pas en vue aérienne. Malgré moi le rêve m’emporte. Libeskind en congrès à Mons, Jean Nouvel en gare du Midi ? Arne Quinze à la Cité? Portzamparc à l’Europe? les noms ronflent, certains projets, avec bonheur sont avortés.
2013 sera une année porte bonheur, j’en tremble.

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Classé dans Humeur, Urbanisme

itinéraires obscurs

2012 sera un grand cru de l’Art

De nombreux lieux privés d’Art ou lieux d’art privé  se sont ouverts ou fermés  à Bruxelles ces derniers mois, accessibles par hasard, par paiement ou peut-être à la tête du client. Il est évident que ces initiatives privées pérennes ou épisodiques ne sont pas destinées à suppléer un véritable “Musée“, pas plus que les foires telles ARTBRUSSELS au Heysel, SLICKS BRUSSELS à la Wild Gallery (anciennement Diamant Boart) , OFF ART FAIR BRUSSELS 2012 à l’ancienne Bourse de Bruxelles.
Paul Magnette, ministre et explorateur téméraire, annonce par ailleurs (La Libre du 10/02/2012) sa décision d’affecter une surface de 3.000 à 5.000 m² détectée récemment au sein du Mammouth (KMSKB-MRBAB) en pleine hibernation,  au redéploiement des collections d’art moderne, la durée exacte du réveil restant  à déterminer.
Et surprise du chef, le Musée d’Art Moderne, jamais en reste, [r]ouvre ses portes avec une exposition “prestigieuse“ de tirages récents de photos anciennes de Stanley Kubrick.
Arguant d’affirmations de MD a.i., Paul Magnette, je cite:

“Le directeur général des MRBAB a jugé préférable de concentrer les moyens de mécénat et de sponsoring sur l’exposition « Jordaens et l’Antiquité » (12.10.12-27.01.13) et de présenter ce printemps (21.03.2011-01.07.2012) une exposition de photos du réalisateur Stanley Kubrick. Il s’agit de photos qui précèdent la carrière au cinéma du réalisateur dans une scénographie mettant aussi en valeur des pièces issues des collections des MRBAB.“ cherchez bien, je n’ai rien trouvé de semblable.

L’intérêt essentiel de cette exposition, n’est nullement l’œuvre présentée, déjà vue à Paris et promise à d’autres lieux, d’autres capitales, comme tant d’autres machines, quel qu’en soit son véritable intérêt, mais la visite souterraine de ce qui fut le Musée d’Art moderne de Bruxelles.

Parcourant le dédale souterrain qui relie cette noble et défunte institution aux Musées Royaux d’Art (Ancien ), au soi-disant département d’art moderne appelé Magritte Museum, dédale que Le Directeur Actuel (M.D.) dans un moment de confidence spontanée, avouait vouloir étendre à tout le réseau underground du mont des Arts, mon cœur se serre: que reste-t-il de ce bâtiment sinistré, tant décrié par son directeur, que reste-t-il de ce musée “Titanic“ pour employer un terme anniversaire. Vais-je trouver ce bâtiment scindé en deux, envahi par les flots, ou des hordes [sauvages] d’anguilles? Une scénographie novatrice à la Schuiten, va-t-elle me projeter au milieu d’un Nautilus de carton pâte pour prémétro, dans une glauque lumière sous-marine?

tel un parcours initiatique… ©delirurbain 2012

…un long dédale obscur débouche…au niveau -3 ©delirurbain 2012

…sur un éblouissement spatial intemporel!!! ©delirurbain 2012

Je tâte les murs, non, il ne s’agit pas d’une visite virtuelle! Sur ma droite, je retrouve les diverses alcôves ou trônaient quelques pièces de la collection évacuée, niches servant aujourd’hui de dépôt rudimentaire, agréablement plongées dans l’ombre, par respect pour Stanley, la mascotte bouche trou  actuelle de “l’art  photographique moderne“, intégration que le directeur des lieux réclamait à corps et cri, projet abouti donc.

Ce qui frappe dès l’abord, est cette scénographie, certes sommaire, mais surtout obscure, qui consiste à plonger les lieux dans une délicate pénombre,  telle que je l’avais traversée au sein du Magrittemuseum et du MAS à Anvers. Une obscurité au sein de laquelle  seule votre ombre vient vous tenir compagnie, s’interposant même parfois entre vous et l’objet de votre curiosité…quel délicat suspens. La première surprise passée, je cherche des yeux la trace des  travaux herculéens qui ont provoqué la fermeture du lieu, inadapté, cela saute aux yeux, à toute tentative de réhabilitation. Le sol est d’époque, certains détails d’usure ne trompent pas, l’orientation des cloisons est toujours la même. Ce qui surprend vraiment est la pénombre.

Roger Bastin a construit son bâtiment autour d’un puit de lumière, induisant une lumière indirecte, modulable: Il n’en reste rien. C’était donc cela le grand challenge: occulter durablement le naufrage du lieu voulu par son directeur. Quelques marches plus bas, je suis au cœur de l’exposition et de la confirmation de la supercherie médiatique: rien n’a changé, le musée moderne est toujours bien là, les cloisons ont la même orientation, le plafond paraît d’origine, les prises électriques, les prises d’air ont peut-être subit une cure de jouvence mais si discrète…

L’intervention magistrale de notre grandiose scénographe consiste en l’occultation totale du lieu.

et… l’arrivée au niveau -4, vu de l’extrémité sud ©delirurbain 2012

Je cherche des traces d’inadéquation, de faiblesse des structures, des infiltrations majeures: rien ne se manifeste. L’immersion est étonnante: de nombreux  visiteurs se promènent dans cet antre tant décrié: il a suffit de quelques affiches et d’un peu de battage médiatique pour [re]donner vie à cette épave bien cachée : sous les pavés, la plage:  pourquoi pas le musée?

Ce vendredi 13 avril, contrairement au présupposé des superstitions, je suis ressorti indemne de cette visite, et pour le prouver, je vous livre volontiers quelques vues du chantier des niveaux -5 et – 6, qui témoignent de la fébrilité des acteurs de terrain

échelle et brouette au niveau -5 ©delirurbain 2012.

activité fébrile au niveau -6 ©delirurbain 2012
les stores blancs correspondent au niveau -4 déjà occulté
le niveau -6 présentant les stigmates du maçon:
échafaudages, échelles, blocs de béton cellulaire, etc…

Et pour clore la journée une vue de ces pavés tant décriés en 1968, à la fois arme menaçante et cachette surprise du musée à la plage

sous les pavés, le Musée
un splendide espace
dédié au collectionneur vorace
©delirurbain-2012

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Classé dans Musées, Urbanisme

2 novembre, journée des défunts musées

chaque année voit son lot de commémorations. Solennelles ou alambiquées, justifiées ou usurpées, la gloire éphémère retrouve un peu de lustre sous le regard humide d’émotion

Je voulais partager ce moment furtif avec vous, lecteurs, et pour ce, faire une brève évocation de la naissance à l’agonie de notre musée d’art moderne, en évitant toute vaine polémique.

1984 – inauguration du Musée d’Art Moderne

en quelques chiffres (brochure ministère des travaux publics – 9/1984)

surface exposition (collections permanentes) 12.000m2 (phase I)

longueur de cimaise: 1.500m courant

surface expositions temporaires: 1.320m2. (phase II)

2003 –  phase III –  réception 2003 – (cfr  brochures travaux publics 3/2003 et 12/2003)

espace supplémentaire rue Royale: 6600m2

dont 2600m2 ouvert au public

The Museum café – rez et 1er étage hôtel Gresham

Escalier Royal

création du Patio, rez et 1er étage

The museum shop

Nouvelle grande  salle d’exposition au 2ème étage (30x10m)

extensions bureaux et salles de réunion au 7/9 rue du Musée

et 1800m2 réservés au services des œuvres (restauration, photographie, réserves et archives)

phase IV – travaux projetés dès 2003 ( cfr brochure Régie des bâtiments 3/2003)

(bien avant l’entrée en course de Mr M. DRAGUET)

hall d’entrée Balat

restaurant avec terrasse (150 places)

deux salles d’exposition temporaire

auditorium

ateliers créatifs

2005  – phase IVa – juin 2005 /août 2006 (cfr brochure Régie des bâtiments 9/2006)

concrétisation terrasse, restaurant, cafétaria,

…et nomination le 1er mai 2005 du nouveau directeur!!!

…. mars 2007 – fermeture pour désamiantage de différentes salles dont celles des XV et XVI siècles toujours fermées à ce jour !!!

28 mai 2008 – début des travaux du futur “musée Magritte

2 juin 2009 – ouverture du “musée Magritte“

voici pour la période faste !

1 février 2011 – fermeture définitive du musée d’art moderne de Bruxelles

pour illustrer la suite et vous laisser seuls juges voici les trois plans du visiteur remis lors d’une visite

en 1996

en 2009

en 2011

bonne promenade, j’essaierai d’obtenir les surfaces chiffrées correspondantes dans les prochains jours…

1996

2009

2011

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Classé dans Humeur, Société, Urbanisme

1900 Phare Museum

Charles Picqué, comme Charles Bulls en son temps, est un  féroce défenseur du patrimoine architectural Bruxellois.

Nous lui devons quelques belles réalisations contemporaines à Saint-Gilles, inspirées probablement par les anciennes fortifications, tours carrées, cours intérieures inaccessibles, écuries contemporaines et palefreniers sécurisés..

Patrimoine vaincu, triompher d’un homme par terre, n’est pas glorieux: plus de quarante ans d’absence et ressurgissent, tels les restes de quelque villa romaine extirpés des terres  fertiles de Wallonie, les pierres de l’hôtel Aubecq. On nous promet même une réintégration dans un construit proche …ou lointain, pourquoi pas une façade du futur musée d’art contemporain au Cinquantenaire vision futuriste citée par Monsieur Draguet, la façade d’un architecte visionnaire pourrait servir d’entrée prestigieuse vers un éblouissant cube d’aluminium œuvre d’un autre architecte visionnaire peut-être encore vivant et subsidié par Altran, cube ou boule d’aluminium froissé reflétant par dessus ces vieilles pierres  le quadrige fougueux érigé par notre roi soleil à son apogée, Léopold II, par ailleurs également fougueux amant dans le privé.

Le musée d’art moderne de Bruxelles accueille en ce moment, non seulement les prémisses de la collection Gillion Crowet encore ensevelie au parking -8 et peu visible, mais aussi avec l’aval de notre ministre président Charles Bulls, les décombres de l’hôtel Aubecq, circuit conjoint vers Pompei à Schaerbeek (sur rendez-vous et en groupe pour un meilleur contrôle) et avec accès gratuit,  les dépouilles,  objets rituels et autres lave mains!!!dans quelque salle peut-être nouvellement rénovée, à moins qu’il ne s’agisse de l’enceinte du défunt Musée d’Art Moderne, très actif pour un mort.

Le Cinquantenaire  (MRAH) s’en mord les doigts, la poignée de main n’a pas dû être assez ferme, laissant le projet s’évader place Royale.

Vivre du tourisme n’est pas donné

Mais la nuit le prix en vaut la chandelle disait Rachida

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